Troisième journée, le réveil est toujours aussi dur. Oui, les jours se suivent et se ressemblent mais cette fois je le sais : un 10km pendant un périple à vélo ce n’est vraiment pas une bonne idée 🥲
Dormir dans un lit après des journées épuisantes comme hier, c’est quand même un vrai régal mais il faut s’y remettre car on a de la route aujourd’hui. Nous partons, pour la première fois, sur des routes que nous n’avons jamais empruntées, c’est un peu le vrai départ de notre aventure.



Sur le papier, l’étape du jour fait 75km et notre arrivée est prévu à Tonnay-Charente. Bon, ça commence mal, nous sommes obligés de rallonger un peu le parcours car je dois passer à la pharmacie. Le temps est si beau en ce moment que j’en ai mal à la gorge et le vent n’aide pas les choses. On en profite aussi pour acheter de l’arnica pour le genou d’Ambre qui commence un peu à coincer… Affaire à suivre 🚑
Après ce petit arrêt et quelques remontrances, de la part d’Ambre qui déteste repasser par le même chemin en sens inverse, nous revoilà sur notre route initiale. C’est vrai que rajouter 5kms par ci puis 5kms par là ça parait peu, mais on rajoute facilement une heure à la fin et ça pèse dans la balance à la fin de la journée.
Nous continuons à longer la côte atlantique en passant par La Palmyre en direction de Ronce-Les-Bains pour faire une pause repas. On n’avance pas très vite car nous sommes à découvert, le vent se fait bien ressentir. Évidemment, le vent vient du Nord ou du Nord-Ouest donc on l’a quasiment tout le temps de face, ça ne serait pas drôle sinon.


Après 40km, on arrive à Ronce-Les-Bains et nous sommes accueillis par Alice, une de mes colocs. Elle à une maison de campagne et c’est un vrai petit paradis. Il y a toujours du vent mais la ville est très agréable et ça fait toujours du bien au moral de s’arrêter pour partager un repas ou un moment avec l’entourage.
Nous repartons, non sans mal sur nos vélos, pour finir cette journée. Nous passons au milieu des marais de Marennes et cette fois-ci nous avons presque le vent dans le dos, quel plaisir ! Cette partie est très agréable car on alterne les routes, les pistes cyclables et les chemins. L’itinéraire que nous suivons est paisible et varié.
Il reste un peu moins de 20km, ça défile bien, on devrait être dans les temps pour se poser dans un bar et regarder le 1/8ème de finale de l’Euro de Football qui oppose l’Equipe de France à nos amis Belges. Mais quand je vous dis que dans un voyage il y a toujours des péripéties… En me retournant, j’aperçois Ambre qui me fait des grands signes : elle vient de crever sur le pneu arrière. Là je passe en mode mécanicien façon tuto de Jérôme Niel (pour ceux qui on la référence…).

Passé ce petit épisode, il nous reste encore 1h30 à pédaler. La fatigue est présente et vu le niveau proposé sur le terrain de foot, le match n’est clairement plus une priorité. Heureusement pour nous, les routes campagnes sont désertes et le cadre est vraiment agréable.
La fin de la journée commence à être longue, on se demande même si on va pas raccourcir le trajet. Nous temporisons en allant acheter notre repas du soir puis nous nous motivons à effectuer les derniers kms. Il nous reste à traverser le pont suspendu de Tonnay-Charente. En voyant la route s’élever, on se demande pourquoi on s’inflige ce genre de choses et puis on se rend compte de la beauté du paysage donc on relativise très rapidement en suivant.


Après 82km et un peu plus de 5h sur le vélo, nous arrivons enfin à destination : Tonnay-Charente ! Nous posons notre campement sur une aire aménagée pour camping-car qui possède aussi une zone cyclotourisme. Normalement, il faut payer quelque chose pour accéder aux sanitaires mais la porte de ces derniers a été laisser ouverte : c’est le grand luxe !
C’est sur ces belles paroles que la journée s’achève. Demain direction La Rochelle !
Chacun son tour à râler !!! Mais je suis d’accord, repasser par le même chemin c’est moins sympa. Dur dur cette étape, malgré les magnifiques paysages. Je pense que nous n’avons pas les mêmes référence, je suis plus MacGyver que Jérôme Niel 🙂
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